• Education / Formation

    170 adhérents de Cap Digital sont sur le marché de l’éducation et de la formation. Le pôle a donc développé une expertise sur ce marché. Quelles sont les tendances, les opportunités, le positionnement de Cap Digital et les solutions proposées par ses adhérents?

Dépenses en matière d’éducation 139, 4 milliards d’euros en 2012, soit 6,9% du PIB (source : Ministère de l’éducation nationale, 2013)

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  • MOOC, SPOC, Flip school
    La numérisation des supports éducatifs et la disponibilité de plateformes permettent une réorganisation de l’espace et du temps d’apprentissage : fexibilité des lieux et des horaires, apprentissage mixte (présentiel et à distance), méthode de la classe inversée.
  • Cloud
    L’hébergement des plateformes dans le Cloud permet, par la mutualisation de ressources et d’infrastructures, d’atteindre des masses critiques et une équation économique plus favorable.
  • Démocratisation de la production de contenus et des terminaux
    Multiplication des ressources pédagogiques, constituées aussi bien des produits issus de l’édition, que de la production des enseignants eux-mêmes, mais aussi des ressources libres issues d’une approche collaborative. Forte pénétration des tablettes dans la sphère privée (46% des foyers avec enfants équipés selon une enquête Ipsos) et expérimentations en milieu scolaire.
  • Social learning
    Application d’outils de partage (blogs, wiki, réseaux sociaux…) entre apprenants sur une plateforme comme mode d’apprentissage informel valorisant le travail collectif et bouleversant les modes de transmission du savoir.
  • Réalité augmentée et robotique
    Pour renouveler l’apprentissage des gestes de certains métiers : mécanique, maintenance, médical et paramédical…
  • Learning analytics (associés à adaptive learning) / Big Data / Cloud
    Personnalisation des parcours, accès aux contenus (métadonnées), sécurisation des données (protection des données personnelles dans le Cloud).
  • Gamification
    Stimulation et engagement des apprenants, application des mécanismes ludiques en vigueur dans le jeu vers les situations d’apprentissage.

  • Structurer une grande action européenne
    Pour faire émerger une offre de contenus MOOC et SPOC en mode SaaS et s’inscrire dans la compétition mondiale, face à la domination des acteurs américains sur les plateformes et aux enjeux associés (collecte massive de données, smart power attaché à la diffusion des contenus).
  • S’inscrire dans les priorités du plan gouvernemental sur l’e-éducation
    Ce plan tracera les grandes lignes d’action pour les années à venir, en matière d’équipement, de connectivité et de ressources pédagogiques.
  • Cibler les pays francophones
    En 2050, 90% des 700 millions de francophones âgés de 15 à 29 ans vivront en Afrique (source : Organisation Internationale de la
    Francophonie).
  • Faire émerger des propositions innovantes dans le domaine de la culture du numérique
    Au-delà de la prise en main concrète des outils ou de l’apprentissage de la programmation, les points forts de la culture numérique sont attendus par le monde du travail : l’apprentissage par l’action (apprendre en faisant) ou en mode projet, l’aptitude au travail en réseau, la communication horizontale entre pairs, la collaboration, le goût pour l’exploration et le partage.
  • Développer l’edutainment
    La production de contenus enrichis et attractifs, issus et adaptés d’autres secteurs (littérature jeunesse, serious games, réalité virtuelle…), contribue à élargir le champ et les modalités de l’apprentissage traditionnel. Les frontières entre temps scolaire et périscolaire s’estompent avec l’usage des outils numériques qui offrent une continuité d’apprentissage, sous des modes qui deviennent plus ludiques et atténuent la notion de soutien scolaire.
  • Tirer parti de l’évolution des contours de la formation professionnelle
    La portabilité du compte de formation professionnelle (CPF remplaçant le DIF droit individuel à la formation), combinée à l’élargissement de l’offre de formation numérique (MOOC, SPOC…), va permettre aux salariés de se former à leur rythme, pour actualiser leurs compétences et garantir une meilleure employabilité.

  • Les MOOC et Spoc constituent une tendance majeure pour l’e-éducation 
    La prédominance des plateformes américaines de cours en ligne (Coursera, EdX, Udacity), le niveau de la demande mondiale (Coursera n’a mis que 4 mois pour atteindre son premier million d’inscrits), font apparaître l’urgence d’agir autour d’initiatives françaises (comme le programme FUN pour l’enseignement supérieur) et au niveau européen, pour constituer des masses critiques de contenus et d’apprenants. La nécessité de penser les modèles économiques des plateformes dans une complémentarité public/privé, enseignement supérieur/formation professionnelle, en est le corollaire.
  • Émergence de nouvelles initiatives de nouveaux acteurs de l’économie sociale et solidaire
    La difficulté pour les entreprises à recruter sur certains métiers en pénurie dans le numérique ; la volonté d’apporter des solutions au problème du décrochage scolaire : autant d’éléments de contexte qui créent un nouveau champ économique pour des initiatives privées et/ou associatives, avec des services et contenus de formation proposés dans des modalités flexibles et des approches personnalisées.
  • Litéracie numérique et e-inclusion
    Le renouveau perpétuel imposé par la vitesse d’évolution des technologies génère à la fois enthousiasme et inquiétude (source : Baromètre INRIA-TNS SOFRES « Les Français et le numérique »). L’accompagnement à l’acculturation par et au numérique est une nécessité sociale.

  • Les manuels numériques : dans un contexte d’effondrement de l’édition scolaire, le marché devrait croître pour atteindre environ 10% du manuel papier d’ici à 2015. Cette part est pour l’instant toujours résiduelle et représente moins de 1% du CA des manuels imprimés (source : SNE 2012 et Rapport parlementaire sur la structuration de la filière du numérique éducatif, 2014).
  • Les MOOCs pourraient représenter jusqu’à 10% des cours dispensés d’ici à 2020 à l’échelle mondiale (source : Deloitte, 2014).
  • Champion d’Europe du soutien scolaire : la France est le premier marché de soutien scolaire privé dans l’Union européenne avec un volume d’affaires de 1,5 milliards d’euros en 2011 (source : Xerfi, 2012).
  • Formation professionnelle : en 2011, 58 668 prestataires de formation continue, à titre principal ou secondaire, ont réalisé un chiffre d’affaires de 13,1 milliards d’euros, 1% des organismes réalisent 44% du chiffre d’affaires du secteur (source : DARES, 2013).

L’action de Cap Digital et ses membres

130 membres de Cap Digital font partie de ce marché et sur des secteurs.

Pour accompagner la réflexion autour des besoins de développement technologique, des outils de promotion et d’animation relatifs à ce secteur, Cap Digital a déployé plusieurs actions et publications :

  • EdFab : Lieu d’innovation consacré aux innovations dans le domaien de la formation, de l’éducation et la transformation des métiers.
  • BETT Show : Le BETT Show de Londres est le plus grand salon international dédié aux technologies numériques pour l’éducation. Pour la 7ème année consécutive, 12 entreprises françaises du secteur seront présentes avec Cap Digital sur le pavillon France