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    Près de 250 adhérents de Cap Digital sont sur ce marché qui englobe la télévision, la musique, le jeu vidéo, la presse, le cinéma, l’édition et la radio. Quelles sont les tendances, les opportunités, le positionnement de Cap Digital et les solutions proposées par ses adhérents?

Focus marché

Il existe de grandes disparités dans l’impact du numérique sur les secteurs traditionnels des médias. Dans la presse ou le livre par exemple, les chiffres d’affaires purement numériques sont très faibles (0,3 vs 9,2 milliards d’euros pour la presse, 0,02 vs 4,1 milliards d’euros pour le livre) alors que dans la musique ou le jeu, ils deviennent proportionnellement plus importants (respectivement 0,125 vs 0,59 milliards d’euros, 0,5 vs 1,3 milliards d’euros).

Tendances

L’édition numérique est encore marginale en France, elle pourrait atteindre 3% du chiffre d’affaires en 2015, chiffre très inférieur aux taux de chiffre d’affaires numérique atteints sur les marchés US (20% de la valeur) et UK (15%).

Les usages se sont développés grâce à la généralisation des appareils destinés à la lecture numérique (25 millions en 2013 selon GFK).

Situation fragile pour la presse écrite

Forte dépendance vis-à-vis des subventions publiques et  affaiblissement structurel (sous-capitalisation, faible rentabilité économique freinant l’investissement dans l’outil de production, peu de R&D, faiblesse des investissements publicitaires).

L’évolution technologique vers le numérique entraîne des restructurations importantes et la recherche de diversifications stratégiques au sein des groupes de presse.

Les principales entreprises de presse technique et professionnelle réalisent  plus de la moitié de leur chiffre d’affaires dans des activités hors presse écrite (internet, édition d’ouvrages, salons, services aux entreprises, etc.).

Signe positif : les abonnements aux éditions numériques de journaux anglo-saxons deviennent substantiels (Financial Times, NY Times) et commencent parfois à dépasser les revenus publicitaires.

  • Les industries techniques du cinéma et de l’audiovisuel se caractérisent par une stagnation du secteur, du fait notamment de l’obsolescence plus rapide du matériel à l’ère numérique alors que les immobilisations sont déjà élevées ; et des délocalisations dans un contexte de concurrence fiscale, qui a conduit à l’adaptation du crédit d’impôt.
  • Dans l’audiovisuel tension, sur les prix (en raison de la pression sur les budgets des diffuseurs, du surcoût dû à la HD), entraînant une concentration des acteurs.
  • Dans le cinéma, forte hétérogénéité entre acteurs industriels et artisanaux et la valorisation insuffisante des prestations techniques.
  • Au global, l’ensemble du secteur se caractérise également par un fort taux de délocalisation (60%) et l’internalisation des fonctions de postproduction par les agences.

Il y a un réel enjeu de mise en commun des ressources à grande échelle. Alors que la dématérialisation finit d’être déployée, l’automatisation des process de diffusion (gestion des variantes de formats, contrôle qualité …) qui en découle, reste à parachever, tandis qu’apparaît le besoin de retrouver une vision de moyen/long terme (R&D, innovation) et de restaurer des capacités d’investissement.

Les services de télécommunications sont le terrain d’une forte intensification de la concurrence, dans un contexte réglementaire et fiscal tendu. Ces éléments jouent défavorablement sur les marges des opérateurs  (marge brute d’exploitation en recul de 14% selon Arthur D Little pour la FFT) et sur leurs capacités d’investissement.

La croissance de ce secteur en Europe devrait être quasi nulle sur la période 2010-2016 alors qu’elle augmenterait nettement en Asie (26 %) et exploserait en Afrique (+57 %).  (Source : Idate – 2013)

La musique renoue avec la croissance puisque en 2012, le marché global de la musique était en augmentation de 0,3% (source IFPI 2013) après des années de perte de création de valeur dû à transformation numérique.

En France, le chiffre d’affaire généré par le numérique est de 25% en générant 50% de volumes de ventes (source SNEP).

Ce qui laisse présager un avenir plus serein pour ce secteur et un bel avenir pour les acteurs numériques de la musique : distributeurs, diffuseurs et plateformes d’achat.

Le live poursuit sa transition numérique avec des services tels que le pre-booking, les billetterie numériques, les agendas concerts, du crowdfunding, les expériences augmentées du live.

Facebook compte 1,056 milliards d’utilisateurs actifs enregistrés au 31 décembre 2012, dont 680 millions sur mobile. Son chiffre d’affaires est de 5,1 milliards de dollars, dont 4,28 de revenus publicitaires, et 810 millions de dollars de revenus autres (micro-paiements tirés des activités partenaire).

Ce marché est structuré par une dizaine d’entreprises dont la moitié représente près de 90% du marché : Facebook (5,1 milliards de dollars) , You Tube (1,3 milliards de dollars), LinkedIn (972 millions de dollars), Twitter (260 millions de dollars), Google +, Pinterest, Instagram, …

Les entreprises du secteur se structurent autour du même modèle économique : la publicité en ligne. L’ouverture du graphe social permet à de nombreux autres services de se greffer sur Facebook, vu comme une plateforme : BeKnown, BranchOut, …

L’impact de Facebook sur l’économie réelle (via la stimulation du marché des applications et l’effet des pages professionnelles) serait de 15,3 milliards d’euros en Europe, et de 1,9 milliards d’euros en France (et 22 000 emplois), dont 1,1 milliards seraient dus à la composante « efficacité marketing » pour les entreprises. (Source Deloitte – 2012)

Leviers&Opportunités

– Renouvellement des industries techniques 4K, Ultra HD, Relief, Previz-postviz, Convergence cinéma-jeux vidéos

– Co-Création, Implication des spectateurs dans le contenu (Crowd + interactivité)

– Création de metadonnées qualifiées à la production

– Déplacement des usages de consommation vers des formats transmedia

– Développement de l’industrie des formats sur un marché peu préempté par les acteurs français

– Exploitation des Metadonnées et des données d’usage pour diversifier la consommation

– Montée en puissance du Big Data Recommandation (cf. le modèle de Netflix, 60% des contenus vus suite à une recommandation) et personnalisation

– Optimisation des modèles publicitaires

– Fort développement des plateformes de distribution

Généralisation des normes et standards : DRM, HBBTV, FIMS, IMF, W3C, ePub3

L’action de Cap Digital et ses membres

Pour accompagner la réflexion autour des besoins de développement technologique, des outils de promotion et d’animation relatifs à ce secteur, Cap Digital a déployé plusieurs actions et publication :

Evènement

  • Événement W3C et Publishing : Le 18 septembre 2013,  le Directeur du Programme Web sémantique au W3C Ivan Herman a réalisé une présentation à Cap Digital sur les standards du Web pour le Digital Publishinget plus spécifiquement sur les nombreuses opportunités de l’Open Web platform  pour l’édition et la presse numérique.
  • Midem : salon de tous les professonnels de la musique. Cap Digital y organise une mission depuis 2010
  • MaMA Event : pitch session de startups dans le cadre du MaMA de la musique depuis 2011
  • Parisfx: organisation chaque année depuis 2010 au sein de Parisfx du ParisfxLab, cycle de conférences de haut niveau qui dresse l’état de l’art, de l’innovation en matière d’effet visuel.
  • Programme FLAME : depuis 2011, envoi d’étudiants en animation dans des studios américains prestigieux à Los Angeles, en partenariat avec l’ambassde des États-Unis en France et Gobelins.
  • Think Tank transmédia : cycle de rencontres sur la création de nouveaux contenus aux frontières du web et de l’audiovisuel.
  • Mission SIGGRAPH : Depuis 2007, Cap Digital organise un pavillon au SIGGRAPH, manifestation de référence dans les domaines de la 3D, des effets spéciaux, de la réalité augmentée, des nouvelles apps mobiles… En 2013 12 entreprises et laboratoires de recherche ont ainsi profité d’une excellente visibilité à l’international. Découvrez le compte-rendu de cette édition

Publication

 

Contact : Arnaud Druelle