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    Le marché mondial de la robotique de service devrait passer à 100 milliards d’euros d’ici à 2020 et l’Europe représente 33% du marché.

Focus marché

Tendances de la robotique

Malgré la crise économique le marché émargent de la robotique de service connait une forte croissance.

La robotique de service à usage professionnel  est passée d’un marché de 13,5 à 16 milliards de dollars entre 2009 et 2010

Celui de la robotique de service vers les particuliers  est projeté à 5,4 milliards de dollars en 2014  (source International Federation of Robotics). La  robotique de service domestique représente le  plus gros volume en termes d’unités vendues avec  une moyenne de 2 000 000 par an. Ce marché  commence tout juste son éclosion (actuellement  plus de 90 % du marché des robots domestiques  sont des aspirateurs, tondeuses, …)

La robotique de service, professionnelle ou  domestique, peut se développer car le background  technologique (matériels, algorithmes de traitement  du signal, …) permet de produire des robots en  masse. Le chiffre d’affaire est aujourd’hui porté  par : les robots de défense (drones notamment) ;  les robots agricoles (trayeuses) ou logistiques (en  continuité de la robotique industrielle) ; les robots domestiques (aspirateurs) ; les robots médicaux  pour l’assistance à l’intervention chirurgicale.

En 2011, le nombre total de robots industriels en service est estimé à 1 035 000 produits.

Le marché 2011 représente un chiffre d’affaires mondial de 5,7 milliards de dollars. En France, le nombre de robots industriels est d’environ 34 000, ce qui est beaucoup moins que son voisin Allemand qui en compterait 144 000.

Le marché mondial de la robotique professionnelle (médical, logistique ou défense) en 2011 a un chiffre d’affaire de 3,2 milliard de dollars

On peut donner une approximation avec 10 000 robots vendus chaque année. Il est estimé à 18 milliards de dollars en 2015.

En Europe, l’Allemagne est en position de leader sur le créneau de la robotique industrielle, l’Italie bien placée en robotique médicale. La France arrive en troisième position avec un chiffre d’affaire de 600 millions de dollars, soit 12% seulement du marché européen (source Syrobo).

L’écosystème mondial se construit : la France est reconnue pour son excellence dans le domaine du logiciel et de la robotique humanoïde notamment, l’Allemagne sur la mécatronique et la capacité d’industrialisation, les états-Unis sur la robotique militaire, etc.

Certains pays font de la robotique un axe stratégique  (Corée). Les pays asiatiques voient dans la robotique de service, notamment personnelle, un secteur à très fort potentiel en termes de développement industriel. Cela se traduit par des soutiens financiers et un accompagnement de la structuration, ciblée sur cette thématique.

Aux Etats-Unis, des subventions fortes sur les contrats de recherche pour la défense profitent indirectement aux secteurs civils, voire grand public (iRobot, par exemple) ; un plan de développement de la robotique, annoncé à l’été 2011, vise à travailler sur les robots de service professionnels.

En France, ni les grands groupes industriels, ni le capital-risque ne sont investis sur ce secteur qui est le terrain des académiques (Institut Mines Telecom, Supelec, CEA, INRIA, …) et des startups et PME (Aldebaran robotics, Gostaï, Induct, RB3D, Robosoft, EOS innovation …). Le travail de recherche portant principalement sur des applications à haut niveau de complexité (robotique de service dite «intelligente »), les entreprises françaises ne travaillent que peu sur des robots spécialisés, ou sur l’industrialisation de produits susceptibles de faire l’objet d’une diffusion large à court terme.

En l’absence d’acteurs de dimension mondiale (qui pourraient se comparer aux acteurs comme ABB, FANUC Robotics, KUKA, …), la filière française ne se bâtit pas sur un socle d’entreprises venant de la robotique industrielle. Elle est composée d’une majorité d’entreprises jeunes et de petite taille, et compte néanmoins quelques intégrateurs et équipementiers de haut niveau, et quelques ETI de pointe positionnées sur des marchés très spécialisés (logistique, drones, …).

Leviers et opportunités

Le rapport 2012 de la DGCIS sur la robotique de service identifie trois marchés porteurs principaux :

Le marché de l’assistance aux personnes en perte d’autonomie : télésurveillance, télémédecine,  aide à la rééducation, assistance pour les personnes peu  autonomes. Evaluation du marché : entre 1 et 2,5 milliards  de dollars en 2018

Le marché des robots domestiques et des robots compagnons : (entretien, jeux et jouets, applications  domestiques diverses…) Le marché des robots  domestiques pourrait représenter un volume de  11 millions d’unités entre 2011 et 2015.

Le marché des robots de surveillance, de gardiennage et de surveillance environnementale : on estime que les ventes de  robots de surveillance pourraient représenter des  volumes de 3 500 systèmes en 2016 pour les applications  professionnelles, de 50 000 pour les applications domestiques.

Ce plan prévoit 100 millions d’euros d’investissement  avec l’ambition de placer le pays en position de « leader mondial » d’ici 2020.

Cap Digital est reconnu comme l’une des structures  fédératives les plus actives en matière de robotique, et participera, aux côtés de Syrobo, du Symop et du GDR Robotique, au comité robotique « filière de demain » pour structurer les acteurs de la filière et guider la définition d’axes prioritaires de déploiement de la robotique française (les axes déjà identifiées étant : Transport et logistique ; Défense et sécurité ; Environnement ; Machines intelligentes ; Assistance à la personne)

L’action de Cap Digital

Pour accompagner la réflexion autour des besoins de développement technologique, des outils de promotion et d’animation relatifs à ce secteur, Cap Digital a déployé plusieurs actions et publication :

Lettre de veille prospective sur la robotique (gratuit pour les adhérents)

Innorobo : Cap Digital était présent à Innorobo

Living Things : groupe de réflexion sur l’internet des objets, porté par Cap Digital et Systematic.

Groupes espaces de vie hybrides : Le groupe « Espaces de Vie Hybrides » a fédéré les acteurs proposant des méthodes, outils ou produits innovants pour la conception, la réalisation ou l’usage d’espaces de travail ou de vie à l’ère numérique jusqu’en mars 2013.