Devialet, leader français du son haut de gamme lève 100 millions d’euros

La pépite française du son haut de gamme réalise une augmentation de capital de 100 millions d’euros, une des plus importantes levée de fonds en France et en Europe en 2016. 

Créée en 2007 par trois passionnés de son, Devialet a bâti son succès grâce à la succession d’inventions radicales et marquantes dans l’ingénierie du son, fruit du travail de 70 ingénieurs en acoustique, mécanique, électronique, traitement de signal et informatique. Devialet rejoint le pôle Cap Digital début 2015 pour bénéficier du programme d’accélération Fast Track et obtient le Pass French Tech. Devialet

Inventer les technologies du son du futur

Devialet a changé la donne dans le domaine de l’ingénierie acoustique en lançant à partir de 2010 plusieurs modèles d’amplificateurs à technologie hybride, associant le meilleur du numérique et de l’analogique. En 2012, au vu de l’énorme potentiel de développement de l’entreprise et de la qualité de ses lancements, des entrepreneurs aussi prestigieux que Bernard Arnault, Marc Simoncini, Xavier Niel et Jacques-Antoine Granjon rejoignent l’aventure Devialet et investissent 12 millions d’euros dans la start-up. En 2015 ils confirment leur soutien par un nouveau tour de table de 25 millions d’euros pour assurer le développement de Devialet à l’international et principalement aux Etats-Unis.

Fin 2016, la levée de fonds de 100 millions € de Devialet reflète ses ambitions, internationales et diversifiées. De grands fonds d’investissement entrent au capital de la pépite française : le fonds européen Ginko Ventures (créé par Foxconn, le géant asiatique de l’électronique), le fonds Future French Champions (créé par CDC International Capital et Qatar Investment Authority), et Korelya Capital, fonds dirigé par Fleur Pellerin et financé par Naver, groupe sud-coréen leader des moteurs de recherche. La société japonaise Sharp, Renault et des personnalités américaines participent également au tour de table. 

On a vraiment choisi nos investisseurs. On a privilégié des gens capables de nous apporter des perspectives industrielles, économiques, qui soient en rapport avec notre projetdes partenaires mondiaux qui aient la capacité à nous aider à déployer nos technologies dans toute l’industrie. On voulait aussi que ce soit global, vers l’Asie, vers les Etats Unis… » explique Quentin Sannié, cofondateur et directeur général de la société.

L’actionnariat reste à 80% français et deux nouvelles personnalités françaises font leur entrée au conseil d’administration : Fleur Pellerin et Jean-François Baril, gérant du fonds Ginko. Quentin Sannié précise, « Devialet reste une entreprise française mais à vocation mondiale : il faut être fort en Asie et en Californie, là où la conception des produits se fait ».

Une levée de fonds pour accélérer son internationalisation

Disponible à travers le monde grâce à un large réseau de revendeurs et boutiques spécialisées, Devialet souhaite renforcer son réseau de distribution et notamment poursuivre l’ouverture de ses propres magasins. Cette importante augmentation de capital devrait lui permettre d’en ouvrir entre 7 et 10 en 2017, notamment en Asie, Europe et Etats-Unis.

L’Asie est un marché important pour la société qui pourrait y toucher une clientèle haut de gamme, récemment convertie aux produits hight tech de marque. Devialet devrait bénéficier de l’expertise de ses partenaires pour s’implanter à des emplacements stratégiques.

Au delà des 100 millions € c’est l’appui d’acteurs de premier plan que nous recherchions pour être capables de faire de Devialet un leader de son industrie». «Nous voulons devenir la technologie de référence dans le son et toutes les applications du son», indique Quentin Sannié.

Pour déployer ses technologies dans d’autres secteurs, Devialet va investir entre 40 et 50 millions d’euros par an. Son ambition est d’entrer sur de nouveaux marchés, comme la télévision ou l’automobile : « Il se vend chaque année 100 millions de produits purement audio dans le monde (enceintes connectées, amplificateurs, etc.) et 3 milliards de produits dans lesquels le son occupe une place importante : les voitures, les télévisions, les ordinateurs portables… Et notre technologie a vocation à être dans ce marché-là. », explique le cofondateur. La société travaille sur des développements depuis plusieurs mois et cherche à se déployer rapidement sur ces nouveaux marchés.

La société prévoit également de renforcer rapidement ses effectifs, en passant de 230 salariés fin 2016 à plus de 500 fin 2017.

La société vise un doublement de son chiffre d’affaires chaque année et devrait enregistrer 65 millions d’euros fin 2016, après plus de 30 millions € de chiffre d’affaires en 2015. Selon Fleur Pellerin « Devialet peut devenir une licorne d’ici 5 ans », c’est-à-dire dépasser le milliard d’euros de valorisation.

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