• Témoignages

    Cap Digital a pour objectif d’accompagner et de soutenir les entrepreneurs du numérique dans leurs projets. Voici des témoignages d’entrepreneurs qui expliquent ce que leur a apporté Cap Digital.

Testimoniaux

Paroles d’entrepreneurs ayant profité des services de Cap Digital

Levée de fonds

« Sur un marché fortement concurrentiel, nous souhaitions accentuer notre leadership en ouvrant notre capital à des investisseurs privés. Nous avons bénéficié du soutien du dispositif Digital Diag de Cap Digital. C’est un exercice extrêmement utile dans la validation de notre business plan et supports associés. En bénéficiant des conseils avisés des équipes d’experts et investisseurs en capital, nous avons sans aucun doute affiné notre vision stratégique et amélioré notre présentation devant les fonds démarchés. Lauréat du label Cap Digital-EIP, nous avons depuis levé 1 200 000 € ».

Pierre Dubuc, Président de Simple IT

« Ce programme (Digital Diag)a été déterminant dans notre démarche de levée de fonds. Les experts qui nous ont accompagné nous ont avant tout permis d’affiner la cohérence de notre modèle économique, de valider notre business plan et d’améliorer la qualité de notre présentation face aux investisseurs. Quelques mois après l’obtention du label Cap Digital-EIP, nous avons levé 230 000€.»

Sylvaine Gonet,
Voyages A2 (So Romantic)

« Le VC Camp est une réelle opportunité donnée aux startups de compléter efficacement leur démarche de levée de fonds en multipliant les rencontres avec les investisseurs. J’ai particulièrement apprécié l’originalité de ce format où ce sont les entrepreneurs qui sélectionnent les investisseurs, puis les rencontrent lors d’un véritable elevator pitch. Suite à cet événement, nous avons poursuivi la discussion avec l’un d’entre eux et l’instruction de notre dossier est en bonne voie».

Gilles Sonou,
Président de Mobile Health

Se déployer à l'international

« UFO a participé en novembre 2011 à une mission organisée par Cap Digital au Brésil. En quelques rendez-vous, nous avons pris connaissance du cadre réglementaire et juridique du marché brésilien qui nous intéresse. Le mode opératoire de Cap Digital à l’international est très intéressant, car après deux journées très denses de rendez-vous en groupe, nous avions toute latitude pour organiser des rendez-vous individuels. En 5 jours, nous avons construit un réseau relationnel solide et nous avons toutes les chances de signer un premier accord avec une grande institution publique. J’ai été bluffé par l’efficacité de Cap Digital… »

Alain Renk, Urban Fabric Organisation-UFO

« La mission collective proposée par Cap Digital à l’occasion du BETT Show 2012 nous a beaucoup apporté. Elle nous a donné l’occasion de participer à un événement d’envergure internationale, sur un beau stand situé en plein cœur du salon. Notre exposition commerciale était maximale, les prises de contact ont été nombreuses et fructueuses. Par ailleurs, elle nous a permis, par le biais d’une journée d’information programmée en amont du salon, de mieux comprendre le marché anglais de l’e-Education, contribuant ainsi à nous ouvrir les yeux sur les opportunités de marché dans ce pays. »

Catherine Dang et Daniel Katz, 4n Media Group

« Reprenant au profit de startups françaises le principe de “roadshow”, notre agence a été invitée par des entreprises new-yorkaises à présenter ses activités les plus innovantes, sur une initiative orchestrée par Cap Digital et Ubifrance. Entrainement au “pitching”, série de rendez-vous, entretiens avec des entrepreneurs français installés à NY et accompagnement juridique : il ne fallait ni plus, ni moins, pour guider nos structures dans la cour des grands. Les résultats sont tangibles : prises de contacts au niveau décisionnel, demandes de tests et vraies perspectives de collaboration. Merci pour le professionnalisme, le dynamisme et l’ouverture sur le monde dont nous avons tant besoin.»

Stanislas de Livonnière,
Associé – Gérant Advocate Hypermedia

« Chez myBlee, nous avions identifié depuis longtemps le BETT comme un événement clé pour notre développement. Pour notre première participation, le pavillon France s’est avéré être la solution idéale. Grâce à son emplacement optimal, et aux événements organisés par Cap Digital, nous avons pu rencontrer de nombreux contacts intéressants, qui vont nous permettre d’accélérer notre développement à l’international. Les équipes de Cap Digital, très réactives et impliquées, ont été déterminantes dans le succès de cette opération.»

Laetitia Grail
CEO & Founder myBlee

Se développer

« C’est un programme qui permet de replonger dans toutes  les racines de son projet. En quatre mois j’ai pu revisiter  tous les aspects de la création jusqu’à remettre en cause des choses qu’on pensait acquises. C’est une dynamique, une validation et une excellente préparation à la levée de fonds et au développement international.»

Patrick Bedigis,
Président de Mymeetingsondemand

« Aerys a participé à la première saison de l’AACC Startup afin de travailler main dans la main avec une agence en communication sur le développement et l’intégration de projets innovants. Suite à la phase de matchmaking, nous avons noué un partenariat avec Ogilvy. Après quelques mois de collaboration, nous avons développé ensemble un prototype à destination de clients d’Ogilvy et cherchons à répondre conjointement à des appels d’offres. Ce programme nous a permis de nous mettre en relation avec d’autres agences membres de l’AACC et d’avoir un pied dans le marché de la communication».

Jean-Marc Roux,
Fondateur Aerys

« Je vais au Club RH pour rencontrer et échanger mes expériences avec des entreprises du même secteur. Les intervenants rencontrés au club sont d’une excellente qualité. En ce qui me concerne, je mets un point d’honneur à y participer et lorsque je n’y participe pas, je prends toujours le temps de lire les comptes rendus en ligne. Merci pour cet événement!»

Telma Oliva,
Audionamix

Accompagnement R&D

« Un projet collaboratif avec de grands groupes et des laboratoires de recherche nécessite une grande rigueur et une qualité d’organisation importante pour une PME innovante. Au-delà de l’expertise pointue apportée par leur réseau, les équipes de Cap Digital nous ont réellement accompagnés pour la construction et l’amélioration de notre projet tout au long de la phase de labellisation. Leur expérience sur tous les aspects (innovation technologique, approche économique, valorisation des partenaires du consortium …), leur disponibilité et leur regard extérieur nous ont permis de faire progresser notre projet de recherche».

Jérôme Leleu,
Interaction Healthcare, projet PatientGeneSys

Interview

Vous voulez plus d’informations sur les projets de R&D, leur financement, leur suivi ? Pour en savoir plus sur les projets soutenus par Cap Digital et sur les procédures, des entrepreneurs témoignent.

Projet 3D LIVE

Le projet 3D LIVE : interview de Maryline Clare

3DLive1 a permis de maîtriser la retransmission « live » de contenus vidéo en relief et en direct. Maryline Clare, chef du projet et ingénieur spécialiste du codage vidéo chez Orange Labs, revient sur cette première mondiale soutenue par Cap Digital, Image et Réseaux et Imaginove.

A quel besoin répondait 3DLive ?
La 3D existait au cinéma, mais elle n’était pas maîtrisée pour la retransmission d’événements en direct à la télévision. Toutes les compétences nécessaires existaient en France, mais elles étaient disséminées et méconnues. Au Japon ou aux États-Unis, seuls quelques acteurs de la chaîne étaient présents.

Quel a été le premier apport de cette collaboration ?
Nous avons constitué, en France, la première chaîne complète de l’industrie du “live” stéréoscopique, pour viser ensemble l’excellence du niveau international. Des académiques aux PME, les 9 acteurs du consortium avaient déjà progressé dans leurs technologies respectives et disposaient de briques opérationnelles. 3DLive s’est lancé au bon moment.

Quel mode de gestion avez-vous privilégié ?
Chacun des acteurs évoluait dans sa direction de recherche. Nous réalisions des intégrations en direct tous les 4 mois en moyenne, sur des événements culturels ou sportifs (ballet brésilien “Bale de Rua” de la Biennale de la Danse à Lyon …). Nous faisions les bilans ensemble, chacun vérifiant ses hypothèses ou modifiant ses orientations dans une dynamique de “work in progress” très efficace.
Ces intégrations étaient possibles, car nos partenaires opérationnels étaient prêts, notamment AMP Visual TV, notre plateforme d’intégration de technologies innovantes, Binocle, ambitieuse et visionnaire sur les logiciels de correction du relief et Thales-Angénieux dont les optiques équipaient les caméras Grass Valley. Nous disposions enfin d’un support idéal, la chaîne 3D d’Orange (canal 30), prête au lancement du projet.

Comment les partenaires académiques sont-ils intervenus ?
Le Professeur Titus Zaharia et le département Artemis de Sud Télécom Paris ont optimisé les techniques de protection des données par “watermarking” pour la stéréoscopie et mis au point la définition et la gestion des métadonnées. Nous avons, d’autre part, réalisé un véritable transfert de recherche, avec le logiciel de correction du relief développé par Binocle, à partir d’un algorithme de l’INRIA de Grenoble.

Comment envisagez-vous la suite de 3DLive ?
Les expérimentations ont confirmé que les testeurs préféraient l’expérience du relief si la définition de l’image et son rendu étaient d’excellente qualité. Nous devons poursuivre l’optimisation du rendu à l’écran (INRIA, Technicolor et Orange Labs), la définition des normes de codage et de transmission (Technicolor, Thomson Video Network et Orange Labs), et diffuser des événements …

Yves Pupulin, cofondateur de Binocle, qui annonçait dès 1995 la révolution du relief, témoigne des apports du projet pour son entreprise.

« L’activité première de Binocle,  c’est le cinéma, mais nous avons très tôt développé notre R&D. Le coût des brevets était hors de portée, mais avec 3DLive, nous avons pu les déposer. Les aides de l’Etat nous ont aussi permis d’embaucher des ingénieurs. En 2 ans, leur effectif est passé de 3 à 15. Les revenus de l’activité cinéma complètent le financement de cette recherche. Nous commercialisons, d’autre part, les matériels développés dans le projet : les rigs (supports de caméras 3D) et les logiciels temps réel permettant la visualisation, la correction et la mise en scène du relief. Notre chiffre d’affaires a été multiplié par plus de 10 en 2 ans.
Il est capital pour nous que la stéréoscopie s’intègre à la mise en scène. Ce n’est pas un effet plaqué sur une création, c’est un art nouveau qui se développera si sa qualité demeure optimale ».

François Valadoux, Directeur Technique d’AMP Visual TV, acteur majeur de la captation 3D en Europe, confirme l’impact du projet sur son activité.

«  Ce projet nous a permis d’explorer en profondeur la stéréoscopie en direct et d’enrichir considérablement nos connaissances, en particulier pour la captation multi-caméras. Les retombées sont évidentes pour notre offre et notre notoriété : tout ce que nous avons expérimenté, nous l’utilisons aujourd’hui.
Nous souhaitons aller plus loin dans la maîtrise de la captation 3D en direct pour conserver l’avance française et européenne dans ce domaine. Il nous faut du temps. C’est notre collaboration avec les chercheurs qui nous a permis d’en gagner. Nous avons besoin de la Recherche. »

1. 3DLive a obtenu le premier prix – « Prix du meilleur projet »- des Trophées du Pôle de compétitivité Images et Réseaux 2011.

Projet Ciné Cast

Le projet CINE CAST : interview de Vincent Puig et Cyril Barthet

En développant des technologies d’indexation fine au service de pratiques culturelles émergentes, Ciné Cast favorise les nouveaux modèles économiques du cinéma. Vincent Puig, directeur exécutif de l’IRI, initiateur du projet, retrace son histoire.

Quelle est l’origine de Ciné Cast ?
V. P. : Dans le cadre de notre R&D et de nos recherches sur les nouvelles pratiques culturelles, nous avions identifié en 2006 la possibilité de concevoir un dispositif d’annotation de films sur différents terminaux, dont le mobile, tout en valorisant des fonds cinématographiques. Développé dans le projet Ciné Lab, ce dispositif créait un espace interactif où se retrouvait une communauté de cinéphiles, après le visionnage d’un film. Nous apportions aussi une réponse à la problématique de l’attention dans un monde connecté, commune à toutes les industries culturelles.

Pourquoi ce projet a-t-il pu être lancé ?
Grâce à deux évolutions : l’avancée des technologies d’indexation fine et le développement des réseaux sociaux, nouveaux moteurs de la dynamique sociale. Nous avons réussi à les faire converger dans Ciné Cast.

A quels nouveaux acteurs avez-vous fait appel ?
Nous avons intégré l’expertise commerciale et les compétences en ingénierie sociale d’Allocine, de Vodkaster, d’UniversCiné – service VOD du cinéma indépendant – et de Jamespot, expert en réseaux sociaux. Ces partenaires ont rejoint les académiques du projet, le CEA/List, l’IRCAM, le LIRIS, l’IRI et Télécom ParisTech, et les industriels Exalead, pour le moteur de recherche, Netia (Globecast) pour l’intégration des technologies de Ciné Cast.

Quel est le rôle des partenaires culturels ?
France 5, Le Forum des Images, La Cinémathèque Française, l’INA, la BNF et la BPI apportent la richesse de leurs fonds d’archives et leur expertise en ingénierie documentaire. Ciné Cast leur fournit un support de lecture critique inédit, à l’usage de chercheurs, d’enseignants ou de cinéphiles. Les déclinaisons Web “Encyclopédie MoviePedia” et “Lignes de Temps” seront suivies d’autres sites permettant notamment de faire du “mash up”.

Quels modèles économiques favorise Ciné Cast ?
Tous. La vente de billets est maintenue par l’augmentation du trafic des plateformes Web. Le modèle de la VOD et du streaming s’en trouve renforcé, comme celui de la vente d’espaces publicitaires. Nous avons, par ailleurs, identifié un modèle émergent : le cinéma à la carte, en salles, qui peut se développer grâce à la loi relative à l’équipement numérique dans les salles. Le spectateur choisit son film, l’heure, le lieu de sa projection et le public avec lequel il partagera sa séance ; le schéma de la consommation s’inverse. Ciné Cast va poursuivre sa démarche d’exploration des usages sur tous les supports.

Cyril Barthet, fondateur de Vodkaster, salue le rôle de Ciné Cast dans l’évolution de son réseau social, qui réunit la plus grande base d’extraits de films au monde.

Qu’est-ce qui vous a rapproché de ce projet ?
C. B. : Nous venions de lancer wodkaster.com, notre plateforme vidéo grand public gratuite et collaborative, dédiée au cinéma. Elle offre à tous les cinéphiles la possibilité de rechercher, visionner, comparer et commenter des milliers de scènes de films indexées. Nous négocions les droits de diffusion avec les producteurs et éditeurs de films.

Que représente Ciné Cast ?
Avec ses moteurs de recherche capables d’exploiter nos 20 000 extraits de films indexés et leurs 500 000 métadonnées, ce projet a littéralement propulsé notre service. Ciné Cast est en passe de devenir l’instance de définition et de coordination du mode d’interopérabilité nécessaire à la création d’interactions avec d’autres communautés – celle d’Allociné par exemple – et d’autres modes de distribution de l’audiovisuel. Chacun y apporte ses solutions propriétaires d’indexation. Ciné Cast, c’est plus qu’un projet, c’est un think tank adapté à la constante évolution de notre activité.

Laurent Le Meur, directeur des opérations d’Allocine, premier média du cinéma, confirme les bénéfices de sa participation au projet :
« Entourés de mastodontes tels que Facebook, nous sommes engagés dans une dynamique d’accélération. Nous souhaitons exporter notre modèle, nous différencier et innover. Ciné Cast nous a aidés à financer notre R&D et à redimensionner notre forum. Et puis, nous avons rencontré Vodkaster, avec qui nous préparons une grande première. Toute la puissance de Ciné Cast réside dans ses capacités d’expérimentation. Ici, on teste avec audace. »

Projet DOXA

Projet DOXA : interview de Catherine Gouttas

Catherine Gouttas, responsable du CeNTAI1 chez Thales Communications, a coordonné le projet Doxa qui vise à développer et paramétrer des composants ressources et chaînes de traitement permettant la détection automatique de sentiments et opinions dans de grands volumes de textes.

A quels besoins répond Doxa ?
C.G. : Doté d’un fort potentiel, le marché de l’analyse des opinions est en pleine mutation. Celle-ci est liée, en particulier, au développement du web social et des usages, mais également aux nouveaux modes de recueil d’informations qu’il permet. L’analyse des opinions intéresse l’ensemble des producteurs et consommateurs d’informations : les acteurs de la veille et du conseil, du CRM et de la qualité, les fournisseurs de produits ou services, les médias, les acteurs de la défense et de la sécurité…

Quel dispositif avez-vous mis en place ?
Doxa s’inscrit dans la continuité des travaux d’Infom@gic et traite une problématique complémentaire, celle des méthodes d’analyse des opinions et sentiments sur le Web.
L’un des grands objectifs du projet était de définir et d’évaluer une méthode d’analyse permettant d’aller au-delà de la catégorisation binaire (positif/négatif) et d’intégrer cette méthode à des processus de recherche d’information et de fouille de données. Nous avons défini et implémenté un modèle fondé sur un ensemble de catégories sémantiques des opinions et sentiments associé à des règles d’agrégation. Nous l’avons testé et évalué en tant que tel et dans le cadre de couplages avec des outils de recherche et d’analyse.

Quelles difficultés avez-vous rencontrées ?
Les travaux sur l’opinion restent encore exploratoires. L’approche sémantique définie dans le cadre du projet de même que les corpus utilisés n’ont pas simplifié la tâche.

Quelle pourrait être la suite de Doxa ?
Sans doute optimiser le modèle actuel et aller vers des processus d’analyse hybrides couplant les approches statistiques et les approches symboliques.

Comment les 12 partenaires du projet ont-ils utilisé les travaux réalisés ?
La mutualisation des expertises a bien fonctionné entre les académiques et les industriels. Chacun a développé des briques qu’il réutilise et exploite aujourd’hui.

Pour Anne Peradotto et Chloé Clavel, ingénieurs chercheurs à l’ICAME – EDF R&D, Doxa peut fournir un outil d’aide à la décision adapté à la demande marketing du groupe.

Anne Peradotto : Dans un baromètre de satisfaction, l’opinion peut être analysée positive à 80%, sans plus de précision. La négation n’étant pas toujours qualifiée, elle est souvent comptabilisée à tort en “positif ”. Ce qui nourrit utilement l’analyse, c’est la modélisation sémantique des thématiques métiers, de l’opinion et de ce qui relie les unes aux autres, afin de déterminer précisément la cible de l’opinion. Nous attendons ces avancées de Doxa pour améliorer la connaissance client.

Chloé Clavel : L’outil de visualisation interactive élaboré dans le projet permet une navigation suffisamment conviviale dans les résultats pour qu’il soit utilisable par nos acteurs métier. Nous pouvons donc répondre aux besoins des équipes marketing tout en les sensibilisant à cet outil plus fiable que certaines solutions formatées.

Patrick Constant, président de Pertimm, confirme les bénéfices de la mutualisation des expertises dans le projet Doxa.

Patrick Constant : Nous avons apporté au projet notre expertise de la valorisation des données structurées par un traitement sémantique avancé. Cet aspect de notre participation nous a été utile, par ailleurs, en particulier dans l’approche que nous développons chez Pertimm pour optimiser la visiblité des offres de nos clients sur le Web.
Concernant l’analyse des opinions et sentiments et la mesure de l’e-reputation, nous avons déjà développé cette activité pour Meetic, l’un de nos clients historiques, et pour d’autres acteurs du secteur de l’e-business. Pertimm va renforcer sa présence sur ce marché.

1. Centre des nouvelles technologies d’analyse de l’information.

2. PME partenaires : Arisem, ELDA, ILObjects, Opinion Way, Pertimm. Académiques : CHArt, IGM, LIMSI/CNRS/LIR, LIP6, LUTIN. Grands groupes : EDF R&D/ICAME, Meetic, Thales.

Projet ENCRE

Projet ENCRE : Interview de Stéphane Distinguin, Baptiste Bénezet et Alexandre Eisenchteter

Stéphane Distinguin, fondateur de FABERNOVEL, rappelle les objectifs du projet ENCRE1 qui vise à rendre possible le travail collaboratif en temps réel sur le Web, en modes vidéo, texte et audio.

Quelle est l’origine du projet ?
S.T. : ENCRE est né d’une rencontre autour d’une problématique qui ne trouvait pas de réponse sur le marché. Pour fédérer un réseau de chercheurs collaborant en temps réel dans le cadre de la gestion de crises liées aux prions, Jean-Philippe Deslys, responsable du CEA SEPIA2 avait commencé à développer avec EDF R&D, puis Exalead, une plateforme d’échanges indexant les communications de chercheurs. Mais celle-ci devait être optimisée. Or, les solutions technologiques existantes étaient ou trop sécurisées, ou trop ouvertes. Nous avons alors recherché une voie médiane.

En tant que porteur de projet, comment FABERNOVEL s’est-il positionné ?
S.T. : FABERNOVEL est intervenu dans une optique de design de service, en coordonnant les métiers très diversifiés de ses 9 partenaires, parmi lesquels Thales, qui apporte un composant expérimental d’analyse de la voix, le CEA LIST, qui fournit l’analyse sémantique des contenus, ou Proformatique qui élabore une solution de voix sur IP.

Quel applicatif avez-vous produit au cours du projet ?
S. T. : FABERNOVEL a produit Agoroom, un dispositif de diffusion des événements en streaming, accompagné d’un live tweet. Expérimenté en mai 2011 sur la conférence TedxSoma3, il a réuni 70 000 participants qui ont suivi les prises de parole des speakers depuis leur ordinateur personnel, visualisé les slides des intervenants, utilisé la timeline publique inspirée des réseaux sociaux et le chat privé. Les participants présents dans la salle équipée d’écrans pouvaient suivre ces échanges.

Baptiste Bénezet, directeur du développement Produit de FABERNOVEL et coordinateur du projet souligne l’importance de la modularité du produit visé et évoque sa dernière étape.

A quel moment la modularité du dispositif visé s’est-elle imposée ?
B.B. : Dès le départ, nous avons identifié les dénominateurs communs à tous les types de réunions ; nous avons alors opté pour une “boîte à outil” modulable permettant de préparer, animer, gérer, restituer des réunions, conférences, colloques ou cours magistraux.

Quel est l’objectif final du projet ?
B.B. : nous travaillons sur une interface de restitution de la conférence d’une part sur le site où elle se déroule et sur le Web, mais également sur mobile. Ce dispositif est destiné aux centres de conférences, organisateurs de salons et toutes grandes entreprises communiquant en interne à grande échelle.

Pour Alexandre Eisenchteter, directeur des Opérations d’af83, ENCRE, comme tout projet collaboratif, offrait une chance d’interagir en créant de la valeur ; af83 l’a saisie en créant Stormz, un produit inédit sur le marché du Web temps réel.

Quel a été l’apport d’af83 pour les partenaires du projet ?
A.E. : af83 a dédié 6 développeurs au projet, sur un effectif 50 salariés répartis entre Paris et San Francisco. Ils interviennent sur le framework “UC Engine ”, un outil de collaboration à distance et d’indexation en temps réel qui bénéficie au CEA, à FABERNOVEL et à l’EISTI de Cergy, pour son projet d’e-learning.

La plateforme UC Engine est-elle en voie de commercialisation ?
A.E. : Elle a été lancée officiellement en février 2011 au FOSDEM4 et son code mis à disposition des communautés techniques du monde entier, sur ucengine.com en novembre. Ses applications sont multiples, du web meeting à la conférence, du concert live au e-learning.

Qu’apporte le produit Stormz, également lancé en cours de projet ?
A.E. : Elaboré à partir de la plateforme du projet, Stormz est un produit de gestion de conférences online, open source et sécurisé, sans équivalent sur le marché, très performant dans la fluidité des interactions et la coordination des interventions. Sa version alpha a été lancée en novembre 2011.

Jean-Marc Lazard, directeur des Labs d’Exalead, témoigne des bénéfices du projet pour son entreprise.

« La première mission d’Exalead est d’apporter à ses clients les moyens de valoriser l’ensemble des données et contenus qui transitent de, vers et à travers l’entreprise. ENCRE réunissait les conditions optimales de développement de solutions adaptées traitement en temps réel des contenus des réunions physiques ou distantes. En outre, le projet a aussi permis à Exalead de se positionner sur tous les pans du CRM. »

1.    ENCRE : Enregistrement, Numérisation et Conservation des Réunions et de d’Echanges
2.    CEA SEPIA
3.    Interactivity and the Digital Future
4.    Free and open source software developers’ european meeting

Projet HD3D2

Projet HD3D2 : interview de Laurent Alt

Laurent Alt, président et directeur R&D de HD3D, évoque les avancées du projet HD3D2 , qui garantit une plateforme structurante de gestion de production pour les industries françaises de l’image et du son.

Quelle était la problématique d’ HD3D2 ?
L.A. : Parmi les dernières mutations qui ont marqué l’industrie de l’audiovisuel, le passage au tout numérique a considérablement augmenté les flux de données. Tous les éléments qui entrent dans la composition d’un film sont numérisés. Les effets spéciaux, même mineurs, sont aujourd’hui présents dans tous les films et viennent accroître le volume de ces flux. Il fallait créer un outil de gestion de la production des contenus audiovisuels structurant, qui intègre les nouvelles technologies.

Quel est l’impact de l’évolution des technologies sur l’organisation de la production ?
La production est devenue à la fois plus spécialisée et plus complexe à gérer, mais permet de synchroniser des données multi-sites et de faire de la sous-traitance, chacun des acteurs communiquant via une unité centrale. Le travail est donc beaucoup plus collaboratif. Un long métrage 3D comme Shrek, c’est une industrie où travaillent des centaines de personnes sur différents sites pendant plus d’un an et demi.

Quelles sont les principales contraintes du marché ?
Les producteurs mettent en concurrence les studios français avec des studios américains et indiens pour des budgets de dizaines de millions d’euros. Le gros des troupes est situé aux Etats-Unis, à Londres et en Inde et tourne 24 heures sur 24. Le leader mondial, Pixar, dispose de 4 ou 5 sites. Les français Mikros Image, Team to ou Mac Guff Ligne – qui est en croissance – ne sont pas encore dans cette dimension, même s’ils s’engagent régulièrement dans des coproductions internationales. D’une part, la pression sur les prix s’est accrue, car il s’agit de coproductions et d’autre part, les canaux de diffusion des films se sont diversifiés.

Comment HD3D2 répond-il à l’industrialisation de la production dans ce contexte ?
Nous avons choisi de développer une plateforme de gestion de production en fonction de l’évolution de Mac Guff, dans le cinéma et la publicité, et de Mikros Image, leader européen du film publicitaire. Sans nous substituer à leur stratégie, nous avons créé la plateforme qui leur permet de partager l’information et leur garantit des économies d’échelle, car les outils structurants sont identiques d’une société à l’autre. Le logiciel de gestion de production de longs métrages Art Forge est utilisé en interne par Mc Guff Ligne, Team To et Mikros Images qui ont gagné en fluidité, en réactivité et en puissance de feu.

Pour Benoît Maujean, directeur R&D de Mikros Image, les outils d’indexation d’HD3D2 renforcent une activité stratégique : la réutilisation des objets entrant dans la fabrication d’un film. La pérennisation des résultats par l’open source est une voie possible pour ces outils structurants.

« Dans HD3D2, il y a un joyau. C’est le lot “Indexation”, dont les outils permettent d’indexer tous les objets 2D ou 3D d’un film, par le biais d’annotations automatiques textuelles ou visuelles. Noelios Technologies a construit une ontologie en collaboration avec les partenaires académiques et industriels du projet, ainsi qu’avec les utilisateurs. Celle-ci décrit les étapes de production, les objets associés et leurs relations. Elle permet de retrouver les contenus, les formes, les mouvements, les textures et jusqu’à l’humeur des personnages. La réutilisation est clé, elle doit nous permettre d’être réactifs, de produire des suites ou des versions totalement renouvelées de nos précédentes réalisations.
La structuration de notre industrie par des dispositifs tels que HD3D2 est motivée par une nécessaire standardisation des process. La pérennisation d’outils structurants communs est essentielle, sans que cela nous empêche de les compléter par des plug-ins propriétaires. L’open source est une réponse possible à la protection et la pérennisation des résultats de cette innovation ouverte et collaborative. »

Jacques Bled, président directeur général de Mac Guff Ligne, l’un des leaders européens de la création d’effets spéciaux et de films d’animation 3D témoigne des avantages d’ Art Forge :
« Nous avons utilisé Art Forge, l’outil de production de HD3D2, dans “Moi moche et méchant”, “Un monstre à Paris” et dans “Kirikou 3”. Ca fonctionne, il y a une valeur ajoutée, on gagne en rapidité. »

Projet OPEN HBB

Projet OPEN HBB – Interview de Jean-Claude Dufourd, d’Arthur Mayrand et d’Eric Bibollet

Jean-Claude Dufourd, directeur d’études à Telecom ParisTech, co-fondateur et ancien directeur scientifique de la société Streamezzo1, a été l’animateur open source et l’architecte d’ Open Hbb, le projet qui a permis de connecter la télévision à internet et de formuler le standard HbbTV. Un projet soutenu par les pôles Cap Digital et Image et Réseaux.

Quelle était l’origine du projet Open Hbb ?
J-C D. : Il s’agissait, fin 2008, d’un projet de télévision interactive. Concurrencés par internet et les nouveaux devices, les éditeurs de chaînes étaient en demande d’une solution. La télévision devait renouveler son image, accroître son audience et fédérer ses acteurs autour d’une même stratégie, face aux premières tentatives d’entrée sur le marché de constructeurs de téléviseurs et terminaux capables de diffuser des contenus, Samsung et ses solutions widget en tête.

Comment s’est orientée la recherche de la convergence broadcast-broadband ?
Deux options se présentaient : le flash, bon marché, et l’html, coûteux ; la fenêtre d’opportunité pour un standard de Rich Media étant passée. L’alternative d’un widget dans un système ouvert permettait donc d’envisager la télévision, le mobile et le PC – et plus tard la tablette – comme autant de fenêtres ouvertes sur un même écran. Renommée “HbbTV”1, du nom de la norme que nous avons établie, cette alternative open source permet des accès sécurisés aux espaces du Web sélectionnés par les éditeurs de chaînes, en fonction de leur politique de programmation et de l’interactivité qu’ils souhaitent développer. HbbTV s’inscrit dans une convergence des usages autour de la télévision.

Comment cette nouvelle norme est-elle devenue un standard européen ?
L’IRT, consortium de Recherche financé par les chaînes allemandes, avait déjà progressé dans la définition d’un standard adapté au câble, prédominant dans ce pays ; la technologie de Philips ayant permis d’obtenir une télévision interactive en Java. Le HD Forum, qui défendait une TNT française interactive, s’est rapproché de l’IRT. La norme HbbTV offrant les meilleures réponses à leurs problématiques respectives en termes de potentiel de convergence broadcast-broadband, la France et l’Allemagne l’ont adoptée, bientôt suivies par d’autres pays européens.

En tant que chercheur, quelle est votre plus grande satisfaction ?
Un chercheur a besoin de savoir que son travail est utile. De bout en bout, ce projet a été tiré par le besoin du client final, ce qui est rare. Arthur Mayrand, qui représentait le client expert France Télévision, a su réorienter rapidement le projet, chaque fois que cela s’avérait nécessaire. Je salue cette capacité qui a beaucoup contribué au plaisir que j’ai eu à travailler en prise directe avec la réalité du marché et des usages.

Arthur Mayrand, Ingénieur Prospective Technologique chez France Télévisions Éditions Numériques a participé à la standardisation de la norme et animé le projet OpenHbb.

Que vous a apporté le contexte collaboratif des pôles ?
A.M. : Nous avions commencé à travailler sur ce projet en 2008, sous l’égide du CSA et du Ministère de l’Industrie, mais nous ne pouvions pas créer un standard sans l’apport d’académiques et de PME et c’est le consortium qui nous a permis de le faire. La vision académique de Télécom ParisTech alliée à l’expertise des PME et grands groupes présents dans le consortium nous ont aidé à formuler le standard et à en prévoir ses évolutions. France Télévisions, représentant le collège éditeur du HD Forum, a apporté un point de vue client dont l’objectif était de tirer parti de ces innovations pour les apporter aux téléspectateurs. Le consortium, nous a permis de travailler ensemble autour d’un projet commun en s’entourant de l’expertise de nombreuses PME comme Wiztivi, Mediatvcom, Iwedia2 (développeur d’intergiciels pour terminaux), V4x (expert de l’interactivité vidéo, web et mobile) ou encore Streamezzo3.

Comment France Télévisions met-elle à profit les applications du standard ?
En 2011, 40% des téléspectateurs utilisaient une tablette, un PC ou un smartphone en regardant la télévision. HbbTV nous permet d’enrichir nos programmes sur toutes les TV compatibles et d’innover en matière de Smart TV. La puissance du media TV et la richesse du Web convergent pour apporter au public un “hyper-choix” directement et facilement accessible sur la TV. Depuis l’été 2011, toutes les chaînes du groupe France Télévisions enrichissent leurs émissions avec de nombreux services qui vont encore s’étoffer semaines après semaines.

Quel sens donnez-vous au prix attribué par l’IBC d’Amsterdam à l’un des premiers services interactifs réalisés grâce au projet Open Hbb ?
France Télévisions, Wiztivi et IBM ont, en effet, été récompensés pour l’application interactive de Roland-Garros 2011, 1er service HbbTV diffusé sur la TNT en France. Ce prix couronne une démarche commune et récompense nos efforts pour l’arrivée de ces nouveaux services chez les téléspectateurs.

Eric Bibollet, co-fondateur de Wiztivi et Olivier Cechura, son directeur général, témoignent des apports du projet pour leur activité et confirment l’atout stratégique des services de la TV connectée pour les éditeurs.

Quels sont les bénéfices de votre collaboration au projet Open Hbb ?
E.B. : Ce projet nous a d’abord permis de financer notre R&D. Son développement nous a donné alors la possibilité d’augmenter notre effectif, en passant de 15 à 70 salariés en 18 mois.

Quels sont les principaux avantages de la TV connectée ?
E.B. : La chaîne broadcastée, interactive et connectée renforce sa proximité avec son public et s’inscrit dans le champ des nouveaux usages de la télévision. Un match en diffusion enrichie en temps réel par des statistiques, les tweets d’une Fédération ou d’un sportif, offre une expérience inédite de la télé. Cette nouvelle attractivité du contenu éditorial a le potentiel d’agir sur l’audience. Elle ouvre toutes sortes de possibilités d’usages innovants, par exemple, l’accès à Facebook par l’écran TV qui permet à l’utilisateur de convier sa communauté à regarder comme lui l’émission qu’il a choisi de suivre.

Pourquoi les éditeurs ont-ils intérêt à développer la personnalisation et l’interactivité ?
O.C. : C’est l’un de leurs enjeux majeurs pour rajeunir leur audience en répondant aux nouveaux modes de consommation des contenus audiovisuels dans un monde de plus en plus connecté et multi-écrans.

1.    Hybrid Broadcast Broadband TV

2.    En décembre 2010, une partie des actifs de la société rennaise Iwedia ont été rachetés par le groupe suisse Kudelski via sa filiale SmarDTV.

3.    Fondée en 2004, Streamezzo, éditeur de solutions Rich media pour le mobile, est issue d’un essaimage conjoint du GET (Groupe des Ecoles des Télécommunications) et de France Télécom R&D. Son activité s’inscrivait à sa création dans le prolongement des travaux de recherche de l’équipe “Outils et Services” de Télécom Paris ENST animée par Jean-Claude Dufourd. Cette équioe avait travaillé notamment sur l’adaptation du format BIFS (inclus dans la norme MPEG) au monde du mobile.
Jean-Claude Dufourd a été co-fondateur et directeur scientifique de Streamezzo pendant 4 ans.
Streamezzo a développé, notamment pour SFR, de nombreuses applications : TV mobile, On-device portal, services d’UGC (User Generated Content). En 2005, Streamezzo projetait d’intégrer des informations cliquables dans un flux d’image. L’entreprise a été rachetée mi 2010 par Amdocs.7