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MEDIEVALS


Marquage et embrouillage pour la diffusion et les Echanges Vidéos et audio Légalises et Sécurisés. Proposer une technique de protection globale du flux multimédia, sûre d’un bout à l’autre de la chaîne de transmission et permettant de tracer l’information véhiculée et d’en transmettre les droits de propriété. Pour ce faire, une technique originale et propriétaire de chiffrement sélectif est associée à des solutions de tatouage pour des contenus multimédia pouvant aussi bien être audio que vidéo.

Les avantages de la solution proposée par rapport aux systèmes classiques d’embrouillage-tatouage sont multiples. En effet, du coté client, les opérations de déchiffrement et l’insertion de la marque se font de manière complètement inséparable. Ainsi, à aucun moment, on ne peut avoir accès au contenu exclusivement désembrouillé. De plus, toute la partie complexe de la détermination et l’insertion de la marque est effectuée au niveau serveur et sur une partie minime du fichier. Ainsi, la production du contenu audiovisuel tatoué lors du désembrouillage se fait par de simples opérations de remplacement nécessitant très peu de ressources du côté client. Enfin, le chiffrement et le tatouage sélectifs permettraient de ne personnaliser qu’une partie minime des contenus. La plus grande partie des fichiers serait alors commune à tous les utilisateurs, permettant ainsi de distribuer les parties volumineuses du contenu via des réseaux de super-distribution plus connus sous le nom de distribution Pair-à-pair (Peer-to-peer).

Objectif Général

  • Développer une technique de sécurisation globale des flux numériques, associant de manière inséparable le tatouage et le chiffrement sélectif.
  • Exploiter les réseaux de super distribution pour la diffusion des contenus volumineux.

Porteur

Medialive
Contact : Mail : octavian.folea@medialive.com - Tel. : 01 76 69 16 20

Partenaires

Grandes Entreprises :

  • Thomson (35510)
PME :
  • Medialive (92120)
  • Amossys (35579)
Établissements publics :
  • INRIA (78153)
  • GET/INT/ARTMEIS (75634)
  • LSS-CNRS/ Supelec/ Université Paris XI (91192)

Domaine

Image, Son, Interactivité

AAP

ANR

Objectif Sectoriel

  • Minimiser la complexité du tatouage et du désembrouillage au niveau des terminaux clients.
  • Concevoir des codes anti-collusion plus courts, implanté par des techniques de tatouage performantes.

Contenus Technologiques

Ce projet a comme ambition de fournir à l’industrie audiovisuelle une solution, dans le respect des contraintes de normalisatin (innovation méthodologique et mise en œuvre logicielle), de protection de bout - en bout du contenu numérique (chiffrement sélectif, tatouage/fingerprinting), tout en prenant en compte la contrainte transactionnelle (i.e. personnalisée en fonction de l’utilisateur final

Philosophie / Démarche

Plusieurs défis, détaillés dans les objectifs, devront être relevés dans le cadre de ce projet. Les problématiques inhérentes au tatouage consisteront, dans un premier temps, à générer une marque associée à chaque transaction commerciale d’acquisition de droits, qui devra être robuste aux tentatives de modification ou de suppression. On étudiera les différentes possibilités d’insertion de cette marque (méthodes additives, par substitution…) en fonction du type d’information (audio, vidéo, image) et du niveau auquel elle est insérée (domaine compressé ou non). Un intérêt particulier sera porté à l’étude de la robustesse des solutions proposées afin de trouver des optimisations conjointes de la technique d’embrouillage et du tatouage. Pour ce faire, on adaptera la technique de chiffrement sélectif à celle du tatouage, et vice versa, afin d’ajuster les compromis éventuels entre les performances du tatouage (robustesse, capacité, invisibilité), et celles du chiffrement sélectif (robustesse, taille de l’information complémentaire, complexité).

Les différents scénarios d’attaques possibles seront envisagés : on peut citer par exemple les collusions d'utilisateurs, l’estimation aveugle de signature par des méthodes d’analyse statistique, ou encore l’application des techniques de correction d’erreurs de transmission reposant sur des modèles de vidéos (ou audio), les problèmes de synchronisation temporelles, et de paramètres psycho auditifs ou visuels, … La résistance de la solution à ces différentes attaques sera alors évaluée, voire quantifiée, de manière objective. Afin de déterminer en quelque sorte la viabilité de la solution proposée compte tenu des usages.

Enjeux

A l’ère du numérique, l’information devient la richesse la plus convoitée, objet d’une guerre stratégique. Selon le rapport de l’International Intellectual Property Alliance (2006), les copies illicites de DVD sont 300% fois plus lucratives que le trafic traditionnel de l’héroïne ! Sécuriser les contenus numériques devient alors un enjeu économique majeur qui n’intéresse pas seulement les producteurs de contenus mais aussi tout opérateur de services connexes, tels que la récente explosion de services VoD ou de téléchargement de musique, sonneries, logos.

Nouveaux Produits/Services à Court/Moyen Terme

En termes économiques, ce projet permettra de déterminer des conditions optimales pour une technologie transparente pour l’utilisateur finale de protection bout–à bout des séquences vidéo lors de leur distribution dans des réseaux non sécurisés. L’étude technique sous-jacente et les expérimentations seront une source d’informations pertinentes pour :

  • mettre en œuvre et lancer rapidement (12 moins après la fin du projet) sur le marché un service VOD avec la sécurité de contenu assurée;
  • développer des solutions logicielles professionnelles nécessaires à la fourniture de ce nouveau service.

Principes Structurants

Les verrous technologiques du projet naissent de la rencontre de deux compétences : la protection de copie de contenus multimédia et leur distribution massive sur Internet. L’histoire de la protection de copie (en anglais DRM Digital Right Management) a commencé avec le standard DVD et ses extensions. Il s’agissait de construire des moyens techniques de contrôle pour que les droits d’usage d’un film sur support optique soient effectivement respectés par l’utilisateur. Ces droits d’usage sont cédés par l’ayant droit. Ils définissent les modes de consommation du contenu autorisé pour l’utilisateur. En revanche, l’utilisateur veut exercer des exceptions à ces droits, notamment la copie privée (faire une copie de sauvegarde des contenus dûment achetés). De nos jours, les modes de consommation se sont largement multipliés (location limitée dans le temps, limitée dans le nombre de visionnage, transfert sur des appareils mobiles…). Les systèmes de protection de copie sont de plus en plus compliqués et restrictifs. Ceci les rend très impopulaires. D’un autre côté, les canaux de distributions sont aussi beaucoup plus nombreux grâce à la convergence du monde informatique et de l’électronique grand public. Là encore, les plateformes de protection de copie classiques ne sont pas adaptés à ces canaux. Deux idées émergent pour rendre les systèmes DRM plus conviviaux. La première est d’utiliser une technique de tatouage pour enfouir dans chaque contenu les droits d’usage. Ceci est réalisé dans le contenu en clair, indépendamment du DRM utilisé. Ainsi, on peut passer ces contenus d’une plateforme à l’autre, le contenu et son droit d’usage sont extrêmement liés et « voyagent » ensemble. La seconde est de tracer l’usage du contenu plutôt que de le restreindre. L’ayant droit vend une copie du contenu, en clair (le fichier est chiffré lors de la transaction, mais l’utilisateur s’acquitte des droits pour le déchiffrer une fois télécharger), ou chiffré par un DRM. Cette copie est en fait personnalisée : une technique de tatouage enfouie le numéro de transaction dans le contenu. Ainsi, si l’ayant droit retrouve cette copie sur un site pirate, il saura retrouver l’utilisateur malhonnête qui l’a postée. Le traçage de contenu est donc un élément dissuasif qui invite les utilisateurs à ne pas redistribuer les contenus.

Description / Étapes

à venir…

Résultats / Livrables

à venir…

Impact et Retombées

Ce projet permettra de valider et de proposer à l’industrie audiovisuelle (et au-delà à toutes les entreprises dont le secteur d’activité repose sur l’image et/ou le son) un paradigme ouvert (aux conditions d’accès raisonnables et non discriminatoires) pour la dissémination sécurisée des œuvres audiovisuelles, repoussant ainsi le spectre d’un monde dominé par un format propriétaire. Par sécurité, on comprend ici la possibilité d’empêcher (par une technique de chiffrement sélectif) un utilisateur non autorisé d’accéder au contenu, de certifier à tout moment qui est le propriétaire intellectuel du contenu (tatouage) et d’en assurer la traçabilité (fingerprinting). Comme tout projet industriel, MEDIEVALS vise à avoir des contributions sur trois volets distincts : industriel/économique, scientifique et normalisation. Les retombées scientifiques attendues du projet sont de trois natures.

  • Le développement d’un nouvel ensemble de techniques de tatouage audio/vidéo permettant d’identifier le droit d’auteur sur des contenus véhiculés sur des réseaux hétérogènes (fixes/mobiles, à taux variable, …), qui peuvent subir des attaques variées et dynamiques (compression, StirMark – le simulateur des effets de capture dans une salle de cinéma) et qui ont une durée de vie assez longue (minimum trois à cinq ans).
  • Le déploiement d’un cœur méthodologique de fingerprinting audio/vidéo
  • La mise en œuvre d’une synergie réelle entre le chiffrement sélectif, le tatouage et le fingerprinting.
Les retombées scientifiques de ce projet feront, dans le respect de la propriété intellectuelle, l’objet de publications dans des revues spécialisées, dans des actes des conférences internationales et des dépôts de brevets. Dans le consortium MEDIEVALS, deux partenaires ont déjà une forte expertise au niveau des normes multimédias. Le Département ARTEMIS de l'INT contribue depuis 10 ans aux instances internationales de normalisation (ISO/IEC/JTC1/SC29/WG11), représente la France au SC29 et contribue aux développements des standards MPEG-4, MPEG-7 et MPEG-21. ARTEMIS a évalué les propositions techniques, a apporté des solutions techniques originales actuellement retenues dans ces normes. Sur le plan scientifique, ARTEMIS dispose actuellement de diverses technologies de compression, d'analyse et de tatouage des documents vidéos. A noter qu’ARTEMIS assure la liaison officielle entre le SC29 et le CEN (Comité Européen de Normalisation) et joue un rôle actif autant qu’expert AFNOR. Dans le cadre du projet MEDIEVALS, ARTEMIS (au nom du consortium) aura à créer la synergie normalisation – recherche industrielle dans une double démarche :
  • déployer les standards dans les applications ciblées par le projet,
  • promouvoir au sein de la norme de nouvelles technologies répondant aux besoins des industriels du consortium (Medialive, Thomson, Amossys) et en assurant l’interopérabilité de la technologie MEDIEVALS.
La société Medialive participe activement aux travaux de normalisation du multimédia dans le cadre des instances nationales et internationales, étant particulièrement impliquée dans les groupes de normalisation MPEG et JPEG2000. Medialive participe à l’élaboration de la norme MPEG-21 depuis janvier 2003, notamment dans le cadre du projet MEDIALEX financée par l’ANR. L’activité de Medialive au sein de JPEG2000 a été concentrée sur JPSEC (la parte 8 de la norme), ou la technologie de chiffrement sélectif sélectionnée pour être utilisé dans ce projet a été tester et valider par des experts d’envergeure internationale. Bien que les efforts soient focalisés sur le groupe de normalisation MPEG, d’autres forums techniques sont envisageables, en fonction des opportunités économiques.

Au-delà de l’intérêt scientifique et de l’ouverture de nouveaux axes de recherche, ce projet permettra aux partenaires industriels d’enrichir leurs produits et de compléter leurs offres commerciales. En effet, le prototype livré à l’issu de ce projet a pour vocation de donner lieu à un produit industriel dans un délai raisonnable suivant la livraison finale. Ce produit répondra aux besoins du marché, liés à la protection des droits d’auteurs et la dissuasion des fraudeurs. Les utilisateurs visés seront principalement les fournisseurs de contenus multimédia, les opérateurs de télécommunication et des prestataires de services à la demande.

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